[critique] Her... on a trouvé mieux que Siri.

Publié par Guillaume le 18 Février 2014

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4ème film du réalisateur Spike Jonze (Max et les maximonstres, Dans la peau de John Malkovich), Her raconte l'histoire de Theodore Twombly, un mec attachant, sensible et un peu paumé, dont la vie va être bouleversée après l'achat d'un programme, baptisé Samantha, capable de s'adapter à sa personnalité. 

[critique] Her... on a trouvé mieux que Siri.

Que c'est beau

 

Le monde futuriste dans lequel se déroule l'histoire est vraiment beau et très travaillé, et pour une fois cela donne envie de vivre assez longtemps pour avoir une chance de connaître ne serait-ce qu'une infime partie de ce monde. Les machines ne se sont toujours pas révoltées et aident les humains à vivre plus confortablement. Les gens sont gentils, rivés sur leurs appareils certes (comme maintenant) mais capables de parler les uns avec les autres. La ville (ici Los Angeles) est magnifique : bâtiments épurés, couleurs chaudes... ça fait rêver ! En parlant de couleurs chaudes, le réalisateur use et abuse du rouge dans le film, ce qui donne une identité visuelle assez unique, et qui renforce l'ambiance chaleureuse générale.

Lors du tournage, le réalisateur précise qu'il a essayé d'éviter le fond vert au maximum pour privilégier des décors réels et travailler avec de la lumière naturelle. Le résultat est sans appel : c'est beau. 

Mais ce n'est pas que la vue qui est flattée dans le film, c'est aussi l'ouïe. La musique envoûtante d'Arcade Fire accentue la poésie ambiante. 

[critique] Her... on a trouvé mieux que Siri.

Une complicité touchante

 

Joaquin Phoenix prouve une fois encore qu'il n'a pas perdu son talent, même après son nervous breakdown qui l'a transformé en chanteur de rap. Particulièrement touchant, on découvre un personnage sensible, attachant, profondément triste et seul suite à son divorce, mais avec un grand coeur et une âme de poète. C'est vraiment le type de personnage que l'on veut voir être heureux. Et sa rencontre avec Samantha (Scarlett Johansson) va tout changer. Les yeux tristes du début font place à des sourires lors des conversations avec ce programme si singulier.

Avec Samantha, Theodore va redécouvrir ce que c'est de s'émerveiller des choses simples, il va trouver une oreille compatissante pour parler de ses problèmes, de ses doutes. C'est une véritable histoire d'amour qui naît devant le spectateur entre un homme et une machine. Et même si on ne voit pas Scarlett, c'était un choix judicieux de prendre l'actrice pour sa voix qui est probablement la plus sexy et sensuelle du cinéma. Et on sent vraiment la complicité entre les deux acteurs, fondamentale pour l'histoire. C'est un véritable tour de force car l'exercice ne devait pas être évident.

Les seconds rôles sont de taille (Amy Adams, Rooney Mara), mention spéciale à Chris Pratt que l'on voit peu mais que j'adore depuis l'excellente série Parks and Recreation et qui sera bientôt plus connu du grand public grâce à son rôle dans Les Gardiens de la Galaxie.

[critique] Her... on a trouvé mieux que Siri.

Conclusion

 

Attachant, poétique, beau, touchant... Her est une petite perle qui réchauffe le coeur. À savourer à partir du 19 mars.

 

Note finale : 8,5/10

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